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« Je connais les compositions de Clara Maïda depuis des années et je suis impressionné par sa richesse sonore, son originalité et l’intensité expressive de cette musique. »

Helmut LACHENMANN, mars 2007

« La musique de Clara Maïda n’est pas facile, mais elle vaut la peine qu’on lui prête une attention soutenue. Les processus formels sont fascinants. Ils utilisent souvent un matériau inhabituel, même « trouvé » comme base pour des transformations qui vont leur propre chemin, laissant dans leur sillage une dialectique entre des objets reconnaissables, très faiblement discernés, et la formalisation d’une « danse des éléments ». Trouver la forme requiert au moins la subjectivité de l’auditeur pour la raison même que cette découverte se fait sans l’aide d’aucun propos traditionnel, on a le sentiment que cela nécessite d’être fait ex nihilo. Qu’une forte opposition puisse donner naissance à quelque chose de nouveau et positif est l’une des plus importantes fonctions du vrai art. L’art de Clara Maïda est à l’avant-garde des pionniers qui élargissent notre culture à sa nouvelle phase. »

Jonathan HARVEY, décembre 2006

« Je considère Clara Maïda comme une compositrice avec un profil de composition propre (autonome, indépendant) [...] Ses oeuvres sont virtuoses et hautement expressives et - ce qui me convainc particulièrement - : ces oeuvres prennent aussi des risques esthétiques, [...] des oeuvres originales qui méritent d'être entendues. »

Helmut LACHENMANN, septembre 2005

« J’ai une admiration considérable pour votre écriture ! [...] L’effort de pulvériser la forme et de la rétablir dans une sorte de flux est du plus grand intérêt. Merci ! »

Jonathan HARVEY, juillet 2004


Clara Maïda (…) maintenant basée à Paris et à Berlin, était présente pour l’interprétation de son remarquable Psyché-Cité/Transversales, une œuvre pour instruments et sons électroacoustiques issus d’enregistrements en extérieur. Le travail de Maïda est fort, redoutablement intelligent, et touche profondément. Elle réussit d’une certaine manière à trouver un équilibre entre une approche très précise et un plaisir presque varésien dans la physicalité du son.

The Conversation - Royaume Uni (Alistair NOBLE), septembre 2014

La pièce de la compositrice française Clara Maïda …, dass spinnt… a fait apparaître une image de notre vie mentale qui était pleine d’humour et d’esprit, alternant entre des répétitions circulaires obsédées, et des mouvements soudains vers un nouveau territoire apparemment déconnecté.

The Telegraph - Londres, Royaume Uni (Ivan HEWITT), novembre 2013

Compositrice pratiquement inconnue en Italie […], la française Clara Maïda représente en fait une des voix les plus originales et intéressantes de la musique contemporaine occidentale, surtout en France et en Allemagne (ce n’est pas pour rien qu’elle vit et travaille entre Paris et Berlin).

La vision artistique de cette compositrice s’est développée au carrefour de deux voies sur lesquelles son attention s’est concentrée, la musicale et la psychologique […]. Le disque qui est présenté ici en fait foi […], et décrit idéalement son parcours compositionnel. Le premier objectif de la musique de Clara Maïda est de mettre en évidence les aspects obscurs du psychisme humain (l’influence de ses études de psychologie est claire) et le CD, qui présente des œuvres qui vont de 2003 à 2008, représente un ensemble idéal de cette vision. Le titre du disque lui-même, qui signifie en latin la pratique d’expérimentations médicales effectuées dans le passé sur le corps d’êtres humains mis en marge de la société (mendiants, malades mentaux, personnes abandonnées), veut révéler cette dimension obscure, cette partie scellée, invisible, profondément occultée, qu’est notre inconscient ou celui de la société. […]. Construite et basée sur un rigorisme exacerbé, la musique de Clara Maïda représente une tentative extrême d’assembler, dans un principe moléculaire du son, des grumeaux harmoniques en perpétuelle transformation. Des ondes ténébreuses traversent précipitamment l’espace sonore sous la violente poussée sans trêve d’agrégats, tandis que des glissandi harmoniques se mêlent sans cesse dans l’espace (à cet égard, le quatuor Arditti est exemplaire, comme d’habitude). Venant forcer la sphère de son moi, ces éruptions de timbres provoquent inévitablement chez l’auditeur une sensation de curieuse oppression, le poussant malgré tout à ne pas relâcher son écoute, ému par la recherche in-sensée du trouble, de l’interdit, de tout ce qui est « malade ». L’écoute est difficile, mais nécessaire, pour qui se vante d’être pourvu d’oreilles et d’un cerveau.

Cd Classico - Italie (Andrea BEDETTI), octobre 2013

Fantaisies fractales

« Tout se connecte avec tout » - pour la compositrice Clara Maïda, ce truisme est devenu le terreau de sa créativité.
La Française d’origine sicilienne est venue à la composition d’une façon détournée, et les détours, les ramifications et les réseaux sont au cœur de son travail.

Pour la psychologue de formation, il peut s’agir du labyrinthe des voies de circulation urbaine comme du système nerveux humain. Le monde souterrain du métro parisien et les abîmes psychiques ont tout autant inspiré des concepts compositionnels qui simulent, par exemple, un scénario apocalyptique suscité par la confrontation avec l’abri nucléaire situé sous le musée berlinois The Story of Berlin.

Dans la musique de Clara Maïda, la réaction en chaîne, la fission et la fusion nucléaires, les processus scientifiques, sont représentés par des masses sonores composées de minuscules particules, qui se déplacent, se transforment graduellement, explosent et s’assemblent en de nouvelles « molécules sonores », induisant ainsi une atmosphère de bouleversement.

Radio Deutschlandfunk (Isabel HERZFELD) - Cologne (Allemagne), octobre 2010

Avec in corpore vili (Edition RZ), ce très long essai fourmille de références à la psychanalyse lacanienne et aux violents effets du symbolique sur les corps à la fois humains et musicaux. Comme mon analyste était lacanien, vous ne me verrez pas faire des remarques désinvoltes, en cette fin d’ère post-Bush II, pour savoir si un tel discours est ou n’est pas pertinent à propos de la musique. A la première écoute, ses cordes évoquent indéniablement Xenakis, mais une sensibilité terriblement individuelle devient bientôt apparente - discontinue, volontaire et extrêmement agressive. Les extraits de partitions dans le livret, aussi brefs qu’ils soient, montrent à l’évidence que Clara Maïda n’a pas choisi la facilité qui aurait consisté à prendre des raccourcis dans la notation de l’élaboration de ses idées. 

The High Pony Tail - Blog de musique contemporaine - Londres, juin 2010

Maïda tente de réenvisager les processus complexes, erratiques que l’on trouve dans l’inconscient à travers les structures tendues de sa musique. Mutatis mutandis [...] se fraie un chemin au cœur des passages violemment urgents de crissements groupés, déchirants et de pizzicati frénétiques, retombant de façon intermittente et inattendue dans le silence. [...] L’intensité et la palette étendue de Psyché-Cité/Transversales se réduit si l’on retourne aux compositions antérieures, le court quatuor à cordes en un seul mouvement …who holds the strings… interprété par le quatuor Arditti. La sensation d’une torsion turbulente reste ici présente, les cordes étant attaquées plutôt que caressées, des masses enchevêtrées de registres aigus et graves s’abattent et grincent, entrent en collision dans l’espace. [...] Une musique vivifiante et troublante, sans concessions, car elle fouille les recoins cachés de l’esprit humain. 

The Wire Magazine - Revue de musique contemporaine (Richard PINNELL) - Londres, mai 2010

La riche matière d’une texture qui se dissipe d’une façon aérienne. La compositrice française Clara Maïda se voit comme une chercheuse qui veut simuler les flux et les structures de l’énergie psychique inconsciente avec les sons ; un champ de référence auto-poétique qui serait presque la musique de son esprit. Qu’elles occupent un large espace ou qu’elles se condensent en une partie solo, les compositions remuent jusqu’à la moelle, créent un vacarme même quand le niveau sonore est très léger. Dans toutes les pièces, on retrouve une jubilation tourmentée, un temps élastique, une aspiration à être, à émerger. Dans Mutatis Mutandis, interprété par l’excellent ensemble Resonanz, les cordes amplifiées semblent tisser des filaments sonores autonomes, telle une texture inanimée suspendue au plafond d'une usine. Cependant, une coopération invisible résulte imperceptiblement de leur proximité présumée et soudain, les sons sont déchirés l’un après l’autre comme dans un champ de force, Ce processus de composition est également présent dans les autres pièces (dans Doppelklänger pour piano préparé et amplifié), dans le corps même d'une auto-dissolution. Désespoir sonore, mais non sans espérance.

Aufabwegen - Magazin - Revue internet de musique contemporaine (Till KNIOLA) - Berlin, mai 2010

Quand la compositrice française Clara Maïda a été invitée par le Berliner Künstlerprogramm (DAAD) en 2007, elle a fait la découverte troublante des témoignages de la guerre froide coulés dans le béton. Elle a élaboré un système à partir d’un bunker hostile dans lequel la survie humaine paraissait à peine imaginable après la catastrophe atomique. Maïda, qui avait auparavant développé un projet artistique lié à l'atmosphère particulière des réseaux souterrains de Paris, poursuit cette recherche dans son cycle Shel(l)ter, avec l’atmosphère macabre d’un abri anti-atomique considéré comme une curiosité à Berlin.
Le Radialystem V était un endroit particulièrement réussi pour la création de son travail sur les labyrinthes souterrains, car c’était autrefois l’entrée d’une station de pompage des eaux usées qui déployait ses ramifications sous Berlin.

L’ensemble L'Itinéraire, dirigé par Jean Deroyer, a présenté le cosmos sonore de Maïda. Le titre Shel(l)ter joue avec les différentes significations du mot « shelter » (traduction anglaise d’« abri ») et de « shell » (insertion de la lettre « l »), signifiant une coquille ou une carapace, mais aussi un obus. Il est aussi difficile de s’évader de la composition de Maïda que d’un abri anti-atomique. La prédominance des percussions et les sept haut-parleurs massifs encerclent tout simplement le public et installent l'auditeur au cœur des événements avec l’exigence insistante de l’inciter à s’imaginer qu’il doit absolument chercher un abri dans un bunker.

DAAD-Magazin (Horst Willi SCHORS) - Berlin, février 2010

Pas facile de se faire un nom dans le petit monde de la musique contemporaine. La compositrice française Clara Maïda en a acquis un à Berlin, lors d’une résidence artistique. Depuis elle partage sa vie entre les deux pays et présentera à la fin du mois Shel(l)ter au festival Ultraschall. Un projet musical soutenu par le tout nouveau fonds franco-allemand pour la musique contemporaine.

C’est en visitant le bunker anti-atomique situé sous le musée The Story of Berlin que Clara Maïda a eu l’idée de Shel(l)ter. Elle aime s’inspirer des mondes souterrains et a trouvé de la matière dans cette ambiance claustrophobe. « J’aime faire référence à un espace sonore. Dans un bunker les sons arrivent étouffés, c’est un espace dépeuplé, à la structure géométrique fermée ». Le projet musical se concrétise lors d’une résidence artistique à Berlin en 2008, via le prestigieux programme du DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst).

Shel(l)ter n’est pas une œuvre douce et joyeuse. En quatre actes, cette pièce contemporaine joue des flux et des échos d’un monde souterrain, pré ou post-atomique. Une expérience musicale pour que le public se retrouve « dans une structure sonore totale, une sorte d’enveloppe acoustique dont les membranes seraient mises en vibration et enfermeraient l’auditeur sur le plan sensoriel, comme l’abri enferme les gens sur le plan matériel », explique la compositrice.

Paris-Berlin - Le News Magazine franco-allemand (Stéphanie PICHON) - Berlin, janvier 2010

Ipso Facto de Clara MAÏDA, compositrice française, essaie de connecter l'expérience psychique et physique avec le monde urbain, en faisant disparaître l'opposition entre les objets et les créatures vivantes. Originellement, cette pièce a été composée pour être diffusée sur sept canaux audio indépendants.

Arte Sonoro - Portail pour la diffusion d’art sonore - Mexico, septembre 2009

Un énigmatique Shel(l)ter - später... ( ) ...Winter, pour clarinette, violoncelle, basson, trois percussionnistes et électronique de la compositrice franco-berlinoise Clara Maïda.
Outre son assonance quasi homonymique avec un célèbre tube bruitiste des Beatles, cette dernière pièce méritera à mon avis toute notre attention. Le site de la compositrice, visiblement très remarquée par Jonathan Harvey, fourmille de pièces à l’écoute où la musique semble aussi éclatée et réarticulée qu’une molécule d’acide désoxyribonucléique (visuel récurrent du site). « Des diffractions toujours plus nombreuses aux objets de plus en plus fragmentés et migratoires, le tissu musical se pulvérise en particules flottantes et résiduelles. [...] La pièce tente de retracer le procès qui se joue au cœur de la matière et des lois qui la régissent », explique ainsi la note d’intention de sa pièce Kinê-Diffr(a)ct

Accents Online - Webmag de l’Ensemble Intercontemporain - Paris, mai 2009

Clara Maïda a tout d’abord étudié la psychologie. Mais son désir de composer devenait trop important. Aujourd'hui, elle a acquis une réputation internationale et elle ne compose pas seulement pour des ensembles conventionnels, mais aussi pour l’électronique. Elle emploie souvent des matériaux trouvés par hasard comme base de ses compositions pour créer de nouvelles formes. Grâce à sa richesse sonore et son originalité, on trouve dans sa musique une expressivité extraordinaire. 

Radio Suisse DRS 2 - Bâle, août 2008

Fluctuatio (in)animi de la compositrice française Clara Maïda pour quatuor à cordes, flûte et électronique, était l'une des quelques compositions déposées cette année dans lesquelles les instruments acoustiques et l'électronique fusionnaient. Nous croyons que ce domaine offre encore un grand potentiel, et Fluctuatio (in)animi devait servir comme modèle lumineux pour les présentations de l'année prochaine. 

Prix Ars Electronica - Linz, Autriche, avril 2007

Iniji de la jeune compositrice Clara Maïda, pièce musicale d’environ une demi-heure, qui prend appui sur un texte d’Henri Michaux. Cette création utilise les onomatopées comme matériau sonore tout en ajoutant le travail sur l’espace, les sons, les images, les lumières inventant ainsi un univers poétique.

Taktik, Marseille, mai 1999


Il libro del sogno de Clara Maïda, ultime découverte de la soirée, déployait une écriture instrumentale très tendue, aux arêtes tranchantes. Une œuvre qui aurait sans doute gagné à être placée en début de soirée.

La Provence, Marseille, novembre 1997



Musiques 97

A la Criée, une création Io, de Clara Maïda, commande du GMEM et de l’Etat, a fait appel à un piano, tenu par Nathalie Négro, un violoncelle, Bernard Amrani, des flûtes, jouées par David Dreyfus, des clarinettes, par Magali Rubio, et donc, à l’électroacoustique.
La conversation instrumentale, diversifiée, complémentaire, sans effets fantasques, a imposé peu à peu son unité, sa logique, et surtout une imprégnation poétique en liaison sensible avec la partie électroacoustique.
Calme d’abord, jouant des timbres, de brefs fragments mélodiques, mêlés à une partition de sonorités évoquant parfois celles d’un glass harmonica géant, et que traverse à plusieurs reprises une voix de femme lointaine et spectrale, l’œuvre s’amplifie et s’enfièvre, devient plus heurtée.
Avant de s’achever, tous instruments devenus silencieux, dans de lents battements de cloches obsessionnels comme un glas jusqu’au perdandosi conclusif.
Une impression générale, répétons-le, très poétique, où le lyrisme avait sa part, et qui justifiera l’accueil réservé à la composition, à son auteur, et aux interprètes.

Le Méridional, Marseille, avril 1997


D’une scène à l’autre

Io de Clara Maïda éclate en échos, miroirs où les sens, les sons, les couleurs se répondent de baudelairienne façon.

L’Eveil, Marseille, avril 1997


Io (« Je », en italien) est une commande du GMEM, pour ensemble instrumental et dispositif électroacoustique, à travers laquelle Clara Maïda poursuit ses préoccupations concernant la place du compositeur-créateur dans l’œuvre et interroge l’inconscient comme forme de production de sens. Comme le titre l’indique, Maïda a fait son « auto-portrait musical ».

Al Dante, Marseille, avril 1997